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LE BILLET DU PHILOSOPHE | UN BON MANAGER DOIT IL ETRE PARTOUT A LA FOIS ?

Thierry BERLANDA

08
juin

Un nouveau billet  QUAND L’ENTREPRISE SE FROTTE A LA PHILOSOPHIE

UN BON MANAGER DOIT IL ÊTRE PARTOUT A LA FOIS ?

L’hydre du marais de Lerne avait plusieurs têtes, qui repoussaient au septuple dès lors qu’on lui en coupait une. Plus d’un patron ressemble à ce polycéphale frénétique, qui aura tendance à absorber dans son giron le commerce, le marketing, la logistique, la comptabilité, les achats, les services généraux et que sais-je encore, prétendant crânement qu’il manage 20 ou 20 000 collaborateurs (selon le format de sa boîte). Être partout à la fois, voici semble-t-il la maxime de ce genre de créature mythologique.

Or l’ubiquité n’est ni possible, ni souhaitable, aussi bien dans l’intérêt de l’entreprise que dans celui de la santé personnelle de celui qui en rêve. Rappelons donc quelques principes d’un management réellement efficace :

  • Déléguer. Si déléguer me paraît impossible, c’est que je n’ai pas recruté les bons collaborateurs, ou que j’aurai négligé de les faire former. Dans les deux cas, j’en suis le premier responsable. Quelle que soit l’importance de mon entreprise, je ne dois en effet commander directement qu’à 3 ou 4 personnes.

 

  • Prise de recul. La valeur d’un manager ne se mesure pas au nombre d’heures passées au bureau ou sur un chantier. Travailler 35 heures par semaine (il ne s’agit pas d’heures de simple présence, mais d’heures de travail effectif) est déjà considérable, y compris pour le patron d’Airbus ou de Nestlé. Si je quitte mon bureau à 17 ou 18h00 en sifflotant, je pourrais être regardé comme a priori plus performant que si je le quitte exténué à 21h00, compensant sans doute par des horaires démesurés ni plus ni moins qu’une détresse psychoaffective (le plus souvent d’ailleurs aggravée par le régime qu’on s’impose pour y remédier…) n’ayant que l’apparence de l’exemplarité et du sérieux.

 

  • Décider… et rien d’autre. Il convient non pas que je courre dans tous les étages pour y vérifier le moindre robinet, mais que je sollicite de mes adjoints une compréhension des dossiers, une restitution fidèle des problématiques, et donc une aide à la décision, que j’ai, seul, la responsabilité de prendre et dont je devrais, seul aussi, assumer les conséquences.

 

Les trois items ci-dessus ont un principe commun, que beaucoup de patrons ont souvent à la bouche mais dont peu font réellement leur miel : la confiance. Essayez ! C’est excellent pour la santé, celle des entreprises comme celle des femmes et hommes qui les composent.

 

 

 

Thierry BERLANDA

Philosophe et auteur Expert PROCESSUS

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